Cet art du toucher s'effectue sur un matelas à même le sol, et vêtu d'habits amples et confortables. Le praticien fait passer le client d'une posture de yoga à une autre, incorporant dans la pratique une combinaison traditionnelle de massage, d'acupressure, de travail sur les canaux énergétiques (sen), et de doux étirements passifs. Il est d'ailleurs souvent courant d'entendre dire en Thaïlande que le Nuad Borarn, c'est du yoga pour les paresseux.
2 Ethymologie
La base thérapeutique du Thaï Yoga Massage prend racine dans la médecine traditionnelle de l’ayurvéda. Le mot ayurvéda provient de deux mots sanskrits : ayur (vie) et veda (connaissance). Ainsi, la science ayurvédique peut être considérée comme un guide parfait au maintien adéquat de la vie.
Selon les principes de l’ayurvéda, chaque individu est constitué d’un ou d’une combinaison de n’importe quel des trois doshas (types de corps) de vata (air-espace), pitta (feu-eau) et/ou kapha (terre-eau).
3 Origine
Les origines du Thaï Yoga Massage remontent à plus de 2'500 ans. Il s’agit d’un ancien art thérapeutique qui trouve ses racines dans la médecine ayurvédique indienne. Le père fondateur du thaï massage, Jivaka Kumarbhaccha, était un yogi et médecin renommé dans la tradition de la médecine ayurvédique qui traita, parmi d’autres, le Bouddha. Après la mort du Bouddha, les moines bouddhistes qui voyagèrent tôt en Asie du sud-est étaient accompagnés par des médecins ayurvédiques. Ces médecins pratiquèrent un art thérapeutique qui plus tard se développerait dans le massage traditionnel thaïlandais.
Le massage thaïlandais s’est développé sur des millénaires à proximité des temples bouddhistes. Cela donna naissance à une technique permettant aux gens engagés sur la voie spirituelle de partager les bienfaits de la méditation et de la compassion à travers le massage. C’est un art thérapeutique respecté qui est aujourd’hui pratiqué dans les temples et hôpitaux de la Thaïlande.
4 Pratique
C’est par la compréhension de ce concept tridoshique que le praticien parvient le mieux à traiter chaque personne selon la constitution qui lui est propre. Par exemple, le rythme et l’intensité de chaque posture sont guidés par les principes ayurvédiques de constitution : lent et doux pour vata, non-vigoureux et relaxant pour pitta et énergisant pour kapha. Chaque posture de yoga dans laquelle est placée le client active un ou plusieurs des doshas.
L’énergie du client peut être équilibré en appliquant des postures de nature opposée qui renforceront son/ses dosha(s) plus faibles ; par exemple, pour une personne vata qui de nature est plutôt nerveuse et très active, le praticien appliquera des postures plus lentes et relaxantes.